L'inscription s'était faite presque par jeu, en septembre. « Tu devrais essayer », m'avaient dit deux clientes au cours d'un atelier. J'ai rempli le formulaire un soir — je n'y croyais pas trop — et trois semaines plus tard, je recevais l'email de confirmation. Stand numéro 47, marché de Noël de Pontivy, samedi et dimanche, de 10h à 19h.

L'installation

Le samedi matin, j'arrive avec deux cagettes en bois, une nappe en lin écru, une guirlande lumineuse à piles, et une bonne centaine de pièces emballées chacune dans un petit sac kraft. Le voisin de gauche fait des bougies parfumées, la voisine de droite vend du miel. Bonne ambiance, immédiatement.

Sur un marché, on ne vend pas que des objets. On vend une histoire qui va avec.

J'ai vite compris que ce qui faisait s'arrêter les gens, ce n'était pas le prix ou l'esthétique. C'était ma présence. Une cliente m'a dit : « Vous l'avez fait vous-même ? Ah ben oui, ça change tout. » Et elle a acheté trois pièces.

Les pièces préférées

Sans surprise, ce sont les petites tailles qui sont parties en premier : les sapins miniatures, les boules à suspendre, les médaillons à offrir à la maîtresse. Les amigurumi plus aboutis (hippopotames, renards) sont restés un peu plus longtemps — mais tous ont trouvé preneur le dimanche en milieu d'après-midi.

  • Pièces en démonstration : 12 — toutes vendues
  • Coups de cœur du public : les pingouins (déjà), et un petit hérisson à pois
  • Coups de cœur des enfants : les chats endormis, en boule

Ce que j'en ai appris

Trois choses, principalement : prévoir plus que prévu (j'ai presque manqué de stock le dimanche), prévoir des écharpes (le froid d'un hangar non chauffé, on s'en souvient), et ne pas hésiter à parler aux gens. La conversation fait vivre le stand autant que les objets.

L'année suivante, j'y suis retournée. Avec deux fois plus de pièces, et un thermos.


Si vous tenez vous-même un marché et cherchez à inviter une artisane, ou si vous voulez savoir où je serai cet hiver, écrivez-moi.